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Pieter Farde

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On devrait plus lire, en Afrique, les récits et compte-rendu des Européens qui se sont aventurés sur le continent dans les siècles passés pour l’« explorer » et ensuite l’exploiter. C’est ce que je me suis dit au cours des dix derniers mois, où j’en ai lu bons nombres de ceux qui sont venus en Afrique de l’Ouest. Je vais consacrer une série de billets à ce thème. Pour certains des auteurs, je les ai lus en préparant une bibliographie annotée du Niger pour les presses universitaires d’Oxford. J’avais consacré une section de cette bibliographie aux premiers écrits sur « l’espace nigérien », qui comprend surtout des écrits datant du 19ème siècle et du début du 20ème siècle. Mais dans mes recherches, j’ai eu la surprise de tomber sur des lettres écrites en flamand par un moine franciscain du nom de Pieter Farde (1652-1691) et son compagnon d’infortune, un certain Daniel van Breuckel, qui furent tous deux esclaves à Agadez à la fin du 17ème siècle. Il y a, dans ces lettres, des détails curieux sur l’intégration commerciale du monde à l’époque, et sur la place qu’y tenait cette « marchandise » particulière, les esclaves. Cela a aussi d’intéressants échos sur la question actuelle des migrants dans cette même partie de l’Afrique.

Se rendant à Jérusalem en 1686, Farde et Van Breuckel furent enlevés par des pirates d’Alger et vendus à un certain Soura Belim, riche bourgeois d’Agadez. Cet Agadézien rentrait de Perse et avait lui-même passé sept ans en esclavage à Livourne, en Italie, si bien qu’il parlait italien, ce qui lui permit de communiquer avec Farde, qui avait aussi quelque teinture d’arabe dialectal. Les deux Flamands furent convoyés à Agadez, où leur maître enjoignit à Farde, qui avait excipé de talents d’architecte, de lui édifier un palais dans le goût italien, tels que ceux qu’il avait vu en Toscane, lors de sa captivité. Il est curieux de voir que nous tenons toutes ces informations de lettres envoyées depuis Agadez par les deux captifs, ce qui montre que la correspondance avec leurs parents et amis en Europe était possible et permise, même dans leur condition. Encore plus curieusement, Van Breuckel finissait ses lettres en faisant mention de ladite condition, par exemple, une lettre de mars 1687 finit ainsi : « Je demeure votre humble serviteur, Daniel van Breuckel, esclave de Soura Belim, Agadez, 15 mars 1687 ». Pourtant, Soura Belim ne lisait pas le flamand. Van Breuckel le loue d’ailleurs comme un maître attentionné et compatissant. Il promit aux deux Flamands la liberté à la fin de la construction du palais à l’italienne, mais il se produisit un drame qui précipita un dénouement tout différent, en tout cas pour Farde. Ce dernier s’était mis dans la tête de convertir au catholicisme les 200 maçons qui l’assistaient et qui comprenaient, nous rapporte Van Breuckel, des esclaves chrétiens (européens), mais aussi juifs, musulmans et animistes (ces deux dernières catégories étaient labélisées « maures », suivant le langage du temps qui appliquait ce terme à tout ce qui était tropical et de peau sombre, puisque même des Indiens, Bengalais et autres étaient qualifié de maures). Soura Belim s’en aperçut mais laissa faire. Seulement, Farde tomba sur un os en la personne d’un esclave chrétien du frère de Soura Belim, un Français du nom de Louis de La Place, huguenot de son état. Pour contrer les progrès de « l’idolâtrie papiste » dans le désert de l’Aïr, La Place, « de concert avec quelques juifs » (nous dit Van Breuckel), dénonça les menées de Farde auprès des autorités agadéziennes. Farde fut sommé de s’expliquer, reconnut les faits et fut soumis à une bastonnade sur la plante des pieds. Mais cela ne le découragea pas. Il se remit à prêcher, fut derechef dénoncé et cette fois subit des sévices plus extrêmes. Van Breuckel décrit la chose avec minutie. Farde, dénudé, fut ajusté dans une sorte d’échafaudage mobile au sein duquel on lui lia les bras et lui suspendit des poids aux pieds. Il fut promené en cet appareil à travers la ville tandis que quatre hommes – deux devant, deux derrière – le fouettaient en cadence. A la fin, nous dit Van Breuckel, il parut avoir pris un bain de sang. Soura Belim ne pouvait s’opposer à ce châtiment, puisqu’il était question de religion, mais il parvint à sauver la vie de son esclave en payant une forte amende et en promettant de le faire partir d’Agadez – bien que Belim parvint à négocier la finition de sa maison.

Van Breuckel décrit Farde à sa sortie de prison, où il avait végété cinq jours : « il était si raide qu’il ne pouvait marcher, parce que des croûtes s’étaient formées sur ses plaies ; sa peau ressemblait plus à l’écorce d’un arbre qu’à la peau d’un homme. » Il fut soigné par Soura Belim, mais dès qu’il eût été rétabli, on l’assigna en résidence dans un réduit, au bas d’une rue, percée seulement d’une porte par où entrait le jour. La Place, qui avait été nommé superviseur général de tous les esclaves, fut chargé de le surveiller et de s’assurer qu’il ne ferait rien d’autre en dehors des tâches qui lui seraient confiées par son maître. Ce ne fut pas la joie. La Place le traita comme un chien et, nous dit Farde, la moindre des injures dont il le couvrait était « maudit papiste » (en français dans le texte). « Il ne peut me battre », ajoute Farde, « car mon maître a demandé et obtenu cette restriction des juges, et du coup, il semble toujours prêt d’exploser de ressentiment ».

Ensuite viennent une série de lettres fort intéressantes. Alors que la maison à l’italienne était pratiquement terminée, Soura Belim révéla à Farde qu’il ne le mettrait en liberté que si ce dernier lui remboursait l’amende payée pour le sortir de prison – autrement, Farde serait revendu pour permettre à son maître de récupérer son argent. Van Breuckel, dont Farde avait aussi demandé l’émancipation, était mort apparemment d’insolation et d’épuisement physique.

Ayant appris que les Hollandais avaient un fort marchand à Saint-Georges d’El Mina (au Ghana actuel), et pour gagner du temps, Farde parvint à envoyer une lettre là-bas, demandant en prêt la somme exigée par Soura Belim à un commerçant du nom de Colck. Ce dernier répondit que si Farde parvenait à faire déposer ladite somme au niveau de son frère, à Amsterdam, il lui ferait suivre la correspondante à Agadez. Farde contacta donc ses supérieurs en Flandre. Il posa la chose en des termes qui peuvent nous surprendre. Ayant expliqué la situation, il insista à plusieurs reprises (ce qui semble souligner la sincérité de son propos) qu’il comprendrait parfaitement si la décision était de ne pas payer la rançon, qu’il verrait cela comme la volonté divine (citant même, dans la foulée, le mystique Thomas a Kempis), et qu’il était surtout reconnaissant de toutes les prières faites pour lui. « Je serais », écrit-il, « extrêmement satisfait si vous pouviez payer la somme demandée, mais si ce n’est pas le cas, j’en serais aussi satisfait et considérerais que la volonté de Dieu est que je sois de nouveau vendu. Par conséquent, je vous supplie de ne pas me blâmer de vous écrire au sujet des moyens de ma libération, ni de croire que je revendique un droit, ou que j’ai un droit quelconque sur la somme demandée pour ma rançon ou tout autre argent nécessaire à mon voyage de retour. Tout ceci ne relève que de votre bon plaisir, ni plus, ni moins ». Les supérieurs de Farde acceptèrent de payer la rançon, mais je trouve l’humilité de cette lettre de demande de secours intéressante. Elle me fait penser aux messages que les migrants, kidnappés par des bandits au sud de la Libye – bandits d’ailleurs souvent d’origine sub-saharienne – envoient à leurs parents en Sierra-Leone, Côte d’Ivoire, Ghana, etc. De nos jours, Moneygram, Western Union et autres rendent les choses plus rapides que dans les années 1680, mais je reste impressionné par la logistique financière qui permit de payer la liberté d’un Flamand en captivité à Agadez à partir d’opérations de crédit et de transfert d’argent entre El Mina, Amsterdam, Alger et Agadez. Le nœud de l’affaire est bien sûr Amsterdam, l’équivalent de New York pour le monde de l’époque, comme le montre un passage d’une lettre de Farde : « N’ayez crainte, car à Amsterdam, les lettres de change arrivent des quatre coins du monde ».

En avril 1688, Soura Belim est donc en mesure de libérer Farde – mais nouveau problème, des complications géopolitiques auraient fermé la route du désert aux chrétiens. « Il dit que les Marocains et les Algériens sont, ces temps-ci, amers à l’encontre de toute espèce de chrétien, à cause de la défaite des Turcs dans leur lutte avec l’empereur des chrétiens. Les Algériens sont irrités contre les Français et les Hollandais, et les Marocains contre les Espagnols, à cause d’Oran. Mes lettres de franchise pourraient m’être de fort peu d’utilité à mon arrivée dans ces endroits. Il [Soura Belim] me dit franchement qu’il ne me conseillerait pas, en tant que chrétien, de voyager dans ces conditions, car nul ne sait où la fureur des gens les mènerait. » Bref, Farde reçut l’avis d’essayer plutôt la route du sud, et d’aller attendre un navire pour l’Europe à El Mina. A la même époque où il faisait ces plans, Farde fut témoin de l’arrivée d’une quarantaine d’esclaves italiens à Agadez, dont deux prêtres, ce qui l’amena à cette réflexion : « J’espère qu’ils feront du bien ici [i.e., dans la propagation du catholicisme], si seulement ils évitent d’être trop impétueux ». Apparemment, il avait appris sa leçon !

En juillet, Farde partit donc plein sud, en compagnie de quelques hommes que Soura Belim lui avait adjoint pour sa protection. Tout alla bien, nous dit-il, jusqu’à son arrivée à la capitale du Gobir (sans doute Birnin Lallé, au sud-centre actuel du Niger), où son escorte rebroussa chemin. Le reste de ses aventures forme un tissu d’histoires parfois dantesques, avec des rebondissements qui font penser au Candide de Voltaire, moins le ton comique (d’ailleurs en lisant ces lettres, je n’arrêtais pas de penser à Candide, et au fait que Voltaire était plus directement inspiré par les réalités du temps qu’on n’y pense généralement. On pense aussi au Robinson Crusoé de Defoe, plus proche de ton). La route qu’il suivit, parfois en solitaire, d’autres fois dans une caravane, le fit aboutir à travers des cheminements improbables, et impossibles à reconstituer sur la base de ses récits, non pas à El Mina mais… à Luanda. A un moment donné, à bout de force et de volonté, affamé, il pensa être proche de sa fin. La manière dont il décrit ces moments a quelque chose de surprenant – plus qu’ironique, froide et dépassionnée, s’étalant sur les détails de la misère physique qui précède une mort désormais inévitable sauf miracle : « Le troisième jour, je trouvai un arbre avec des fruits qui ressemblaient à des figues sauvages, mais ça n’en était pas. Comme j’étais affamé, j’en mangeai quelques uns sans essayer d’abord de voir s’ils étaient bons ou mauvais. Un petit peu plus tard – pardonnez ma description – je commençai à sentir des crampes et grandes douleurs à l’estomac comme si j’avais avalé du poison. Incapable de me tenir débout désormais, je m’étendis sous ce même arbre, me tordant de douleur comme une anguille. Puis je commençai à avoir la courante, subissant une purge par le haut comme par le bas [i.e., diarrhée et vomissements, symptômes bien connus de « tourista »]. Je devins si faible qu’il n’y avait guère rien que je puisse faire pour me soutenir. Songeant que c’en était fait de moi, et que je serai bientôt la proie des bêtes sauvages, je me recommandai à Dieu.

» Je restai couché là de cette façon jusqu’à une heure avant le crépuscule, lorsque vint à passer une caravane d’environ 200 chameaux et 50 éléphants. Elle avait été au Niger [le fleuve] avec des marchandises et s’en retournait au Congo, d’où elle était venue. Certains des gens de cette caravane me dépassèrent sans me regarder ; d’autres s’arrêtèrent et me regardèrent comme s’ils ressentaient de la compassion, car j’étais couché là sans rien pouvoir faire, me tortillant dans ma saleté comme un petit cochon. A la fin, le chef de ces hommes arriva. Il me parla en portugais ; je répondis en italien et lui fis comprendre ce qui m’était arrivé. Il ordonna à son serviteur de me nettoyer et me donna un cache-sexe du genre de ceux qu’ils portaient. Puis il me donna un baume à boire pour calmer mon estomac et ordonna à ses hommes de me mettre sur un des éléphants qui avaient une charge légère. » Etc. Il était sauvé. Je rapporte ce petit détail à cause des éléphants et des rapports commerciaux qui semblaient exister entre les vallées du Niger et du Congo – sans compter l’étonnante présence de chameaux dans ces parages. Difficile de tirer des conclusions là-dessus. Le seul auteur à avoir étudier cette lettre avec un certain sérieux, Joseph Kenny, pense par exemple que le chef caravanier était un Indien, puisque de nombreux Indiens résidaient dans les établissements portugais d’Afrique depuis le 16ème siècle. D’ailleurs le chef caravanier avait expliqué qu’il était « brachmanni » et montra à chaque fois, à cette occasion, la direction de l’est.

Les lettres de Farde ne brillent pas par le souci du détail et de l’exhaustivité descriptive qui sera la marque de fabrique des voyageurs de la fin du 18ème et du 19ème siècle, donc il est difficile de comprendre exactement les données qu’elles contiennent, surtout s’agissant de celle portant sur son parcours du Gobir au Congo. Mais non seulement il écrivait dans des conditions débilitantes de maladie et d’épuisement physique, mais il n’envisageait pas son rôle de la même façon que ces autres voyageurs, qui étaient en mission de collecte d’information, alors qu’il entendait seulement rendre compte de ses aventures à ses amis et supérieurs – avec comme seul but utilitaire, peut-être d’indiquer les possibilités de propagation du catholicisme, ce qui ne requerrait pas l’étude analytique des hommes, des mœurs, des pays et des produits qui sera l’objet des « explorateurs ». Farde, à vrai dire, n’en était pas un d’ailleurs. Après avoir été volé et violenté par des maraudeurs ou des marchands en pays haoussa, il avait, par exemple, décidé d’éviter les habitations humaines, ce qui était peut-être rendu d’autant plus facile par le sous-peuplement de l’Afrique, à l’époque.

Comment finit son histoire ? De façon plutôt « anticlimactic » comme dirait l’anglais (pour désigner une fin qui n’est pas à la hauteur des épisodes échevelés qui l’ont précédées). Le bateau qui avait fait voile à Luanda, après quelques troubles orageux dans l’Atlantique, fut encore assailli par des pirates au large du Maroc. Farde se trouva obligé de travailler pour les pirates à Salé avant d’être secouru par une nouvelle rançon et de finir par arriver à Hambourg en novembre 1690. Il retrouva la Flandre en janvier 1691 et fut nommé commissaire à la terre sainte avec résidence chez les franciscains d’Aix-la-Chapelle. A peine y était-il arrivé qu’il mourut de fièvre, en juin.

Ces lettres montrent qu’on connaît mal, comprend peu et mésinterprète beaucoup la place de l’Afrique dans le vieux monde, avant la colonisation. Par exemple, on a toujours l’impression, quand on lit les historiens, même les plus pointus, que la traite saharienne des esclaves était un commerce à direction unique, sud-nord. Mais la direction inverse existait aussi, et apparemment de manière non-négligeable. A son arrivée à Agadez, Farde y trouva des esclaves blancs – et comme on l’a vu, un assez gros contingent y était arrivé peu avant son départ. Nous n’avons d’information que sur Agadez, mais comme c’était un marché, il n’y a pas de raison pour que des esclaves blancs n’aient pas été revendus plus au sud. Les caravaniers qui avaient aperçu Farde se tortillant comme un petit cochon sous son arbre à colique, et qui n’étaient manifestement pas des Arabes (ces derniers ne portant pas de cache-sexe), ne se montrèrent pas surpris de voir un Blanc sur leur chemin. Evidemment, quand on y pense, on ne voit pas pourquoi un tel phénomène n’aurait pas existé de façon courante, mais cela n’a pas suscité l’intérêt des historiens. On voit aussi que l’esclavage existait en Europe, même au 17ème siècle (et peut-être au delà), puisque Soura Belim en a été victime en Italie. Cela aussi est plutôt négligé par les historiens. On en reste, là-dessus, à une image « Afrique terre d’esclavage » versus « Europe terre de liberté » qui date, en fait, des débuts de l’ère coloniale, lorsque l’un des principaux prétextes à caractère moralisateur utilisés par les puissances d’Europe occidentale pour envahir l’Afrique était de « mettre fin au fléau de l’esclavage ». A la fin du 19ème siècle, le contraste était certainement exact, puisqu’il n’y avait plus d’esclaves en Europe, mais je crois qu’on l’a projeté jusqu’à des époques où il manque de pertinence. Et puis la question des relations commerciales à l’intérieur de l’Afrique : je ne dirais pas, à ce sujet, que les historiens doivent dirent ce qu’ils ne peuvent prouver, qu’il y avait en réalité des systèmes de relations commerciales panafricaines et non, comme ils présentent actuellement les choses, limitées à des régions, genre Afrique de l’Ouest. Mais des détails comme ceux rapportés par Farde doivent les rendre plus prudents, et les amener à éviter de nier que de tels systèmes ont bel et bien pu exister. Ils expliqueraient d’ailleurs beaucoup de similitudes qu’on trouve dans les langues et les manières des Africains sur des distances qui, normalement, auraient dû créer de profondes divergences. Les fameuses migrations bantoues, qui ont amené les Bantous à essaimer tout au long de l’Afrique centrale et australe – n’arrivant d’ailleurs en Afrique du Sud qu’à une époque pas très éloignée apparemment de l’arrivée des Hollandais, ce qui permet aux Afrikaners de prétendre de façon spécieuse que les Noirs d’Afrique du Sud y sont aussi « étrangers » qu’eux-mêmes – n’auraient pas pu se produire sans une logistique commerciale sustentant la progression de ce grand mouvement. C’est un passé intéressant à comprendre dans la mesure où ces systèmes commerciaux existent encore, mais sont sous-étudiés et mal compris parce que tenus pour peu importants. Là aussi, l’histoire coloniale a joué, puisque le commerce colonial ne s’est imposé que grâce au déclin – parfois délibérément organisé – des systèmes existants, et on a tendance à oublier ce qui a été oblitéré. D’ailleurs ces systèmes commerciaux de l’intérieur de l’Afrique étaient connectés, même si tangentiellement, à ceux des Européens et des Arabes, sur les côtes et à travers le Sahara. Cet aspect des choses a été plus abondamment étudié, mais beaucoup seraient encore étonnés par le fait que Farde ait pu racheter sa liberté en faisant porter un message d’Agadez à El Mina pour demander un crédit, avant de faire déposer une garantie à Amsterdam à travers un message transsaharien.

farde

Farde en héros de récits d’aventure pour la jeunesse néerlandophone, bombardé Robinson Crusoe de tout un continent…

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