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Après la poussière, au Bénin et au Niger…

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La poussière âcre des élections est retombée dans les deux pays voisins. Leurs résultats en disent long sur leur qualité. Au Bénin, le taux de participation était de 64,03% au premier tour et d’environ 65% au second tour, ce qui cimente la légitimité du gagnant et souligne l’ambiance de liberté et de sincérité du scrutin. Au second tour, Talon a bénéficié d’un report de voix qui l’a porté au pouvoir dans un véritable raz de marée électoral, avec plus de 65% des voix. Au Niger, les chiffres sont plus douteux. Au premier tour, le taux de participation était comparable à celui du Bénin – environ 66%. Au second tour, du fait de l’appel au boycott de l’opposition, la participation a drastiquement chuté. Si le pouvoir assure qu’elle dépasse les 50%, et l’opposition affirme qu’elle n’atteint pas 12%, les suffrages recueillis par Issoufou, en l’absence de toute opposition, démontrent qu’une bonne partie du pays n’a pas voté. Le score de Issoufou serait en effet passé de 48% au premier tour – chiffre d’ailleurs contesté par l’opposition – à plus de 92% au second tour, impliquant que, pratiquement, seuls ses partisans ont voté. Le faible taux de participation, les nombreuses irrégularités de fond et de forme qui ont émaillé tout le processus électoral, le niveau élevé de fraude et de désordre dans l’organisation du scrutin (l’opposition a contribué à cet égard), et l’emprisonnement opportuniste du principal candidat de l’opposition durant la campagne électorale, remettent en cause la légitimité du président nouvellement (ré)élu. Le Niger est passé dans la zone d’ombre d’une crise politique en gestation alors même que son voisin, le Bénin, émerge dans la lumière d’un processus consensuel.

 

Le self-made-man et l’homme du sérail

Dans les deux cas, un leader s’est imposé, de façon légale ou salopée. Et se pose alors la question de la signification de ces résultats pour les pays concernés et pour notre compréhension de la question du leadership en Afrique sub-saharienne.

Patrice Talon est avant tout un leader économique. En plein Bénin marxiste-léniniste, ou soit disant tel, il s’active, au début des années 1980, dans les affaires, faisant montre d’aptitudes caractéristiques de ce qu’on appelait jadis un capitaine d’industrie. Il se spécialise très tôt dans le négoce avec le monde agricole, ce secteur premier des économies africaines et s’insère dans la production du coton en fournissant des intrants et des emballages aux installations de production. Lorsque le secteur est libéralisé au début des années 1990, Talon y est déjà fermement installé, connaît la filière de haut en bas et a des contacts utiles avec toutes les catégories d’acteur. Cela lui facilite l’obtention de marchés juteux, comme celui des usines d’engrenage de coton. Progressivement et méthodiquement, tout au long de la décennie 1990, Talon construit un véritable contrôle de toute la filière coton, intégrant la fourniture d’intrants pour la production, l’engrenage, la transformation en huile végétale, le transit et la commercialisation. Après une pause au début des années 2000, au cours de laquelle il a diversifié ses participations vers d’autres secteurs de l’économie, il parvient a établir une situation de monopole dans le secteur du coton avec le rachat, en 2008, des usines de l’Etat. Opération grandement facilitée par Yayi Boni, qui était encore son ami.

Il est utile de rappeler ce parcours, car il montre que Talon n’est pas une créature de l’Etat. Il doit sa position à ses qualités de leader économique. Seulement un leader économique est-il automatiquement un leader politique ? Les cinq années prochaines le diront, même si Talon a déjà pris des gages d’innovation en réitérant sa promesse de ne rester au pouvoir que le temps d’un mandat. Quoi que l’on pense de l’homme et de son passé, il a fait montre de leadership dans son domaine, et c’est la principale raison du choix des Béninois. Par ailleurs, bien qu’il ne soit nullement un ange, il représente une alternative intéressante au personnel politique en Afrique francophone, généralement issu du sérail de l’administration publique et parapublique et habitué à vivre aux crochets de l’Etat.

Mahamadou Issoufou, d’un autre côté, est précisément un enfant du sérail. Eduqué aux frais de l’Etat, brillant ingénieur des mines, ce contemporain de Talon (il a sept ans de plus que lui) est très tôt propulsé à des postes de haute responsabilité dans le secteur minier de son pays. En 1985, l’année où Talon bâtit sa première société, la Société de Distribution Internationale, Issoufou est nommé secrétaire général de la Société des Mines de l’Aïr, qui exploitait l’uranium du Niger. Au début des années 1990, alors que Talon entreprenait l’œuvre de consolidation de sa mainmise sur le secteur cotonnier du Bénin, Issoufou démissionnait de la SOMAÏR pour se consacrer exclusivement à la vie politique. Le parti qu’il mit en place, le Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS) acquit la réputation d’être « le parti des intellectuels », du fait de l’origine professionnelle de ses dirigeants et du verbe incisif de certains de ses membres, tel Bazoum Mohammed, par exemple. Il ne se distingue cependant pas autrement des autres partis nigériens, puisqu’il ne propose ni projet de société, ni message unificateur à la base.

Entre 1994 et 2010, Issoufou est l’un des chefs de l’opposition, le principal à partir de l’an 2000. Il y tient un rôle honorable, en demandant avec persistance au gouvernement de rendre des comptes sur nombre d’affaires délicates. Aux élections de 2004, il réussit à mettre en ballottage le président sortant, Mamadou Tandja, qui doit se démener pour gagner au second tour. Lorsqu’en 2009 Tandja effectue un coup d’Etat constitutionnel en abrogeant la constitution de la 5ème République nigérienne, Issoufou est à l’avant-garde de la lutte contre ce qui a alors été qualifié de « démantèlement de la démocratie ». Au cours d’un discours célèbre, il a accusé le président Tandja de se « tromper de pays, de peuple et d’époque ». Durant cette période, Issoufou a donc fait preuve de leadership politique, en qualité d’opposant – ce qui est sans doute plus facile que lorsqu’on est soi-même aux commandes. Il en a été récompensé par son élection à la présidence du Niger en 2011, dans une ambiance d’espoir pour un nouveau style politique dans le pays. Cinq ans plus tard, le désastre de sa réélection douteuse et chaotique n’en est que plus frappant. En somme, contrairement à Talon, qui pense qu’un deuxième mandat présidentiel est déjà une violence infligée aux institutions démocratiques, Issoufou s’est montré prêt à violenter de la façon la plus abusive ces institutions afin de décrocher un second mandat, advienne que pourra.  D’où vient cette différence ?

 

La maladie nigérienne

Il est difficile de répondre d’emblée à cette question, et je vais y revenir après une parenthèse sur les particularités du leadership politique au Niger. Ainsi, en ce qui concerne l’espèce de coup de force électoral accompli par Issoufou, on peut rappeler un triste paradoxe nigérien. On évoque souvent le cas de ces pays qui sont « ingouvernables », du fait de trop fortes dissensions internes, ou, comme cela arrive souvent en Afrique, de lignes de tension ethniques trop tendues. Au Niger, le cas inverse semble se présenter : la société s’est jusqu’à présent montrée raisonnablement « gouvernable ». Les affrontements entre différentes parties de la population sont très rares, et il n’y en a jamais eu pour des motifs politiques. Il a beaucoup été question d’ethno-régionalisme dans les élections qui viennent de se conclure, mais cela a été plus rhétorique qu’actif, et a plus concerné l’élection présidentielle que les législatives – démontrant ainsi qu’il s’agit plutôt d’un effet des pressions de Issoufou sur le tissu socio-politique nigérien que d’un facteur décisif de la vie politique. Les citoyens sont dociles ou disciplinés, c’est selon, face au gouvernement ou à leurs leaders. Issoufou en a paradoxalement bénéficié lors des dernières élections, qui, dans un autre contexte, auraient aisément mené à des violences.

Mais si les Nigériens sont gouvernables, ils ne trouvent pas de gouvernants. Le comportement actuel de Issoufou n’est nullement un cas isolé. Si en 1991, Ali Saïbou, le dernier chef d’Etat du régime autoritaire qui dirigeait alors le Niger depuis 1974 s’est retiré avec bonne grâce après avoir présidé à la transition démocratique avec équanimité, aucun de ses successeurs n’a montré la même modération et le même tact politique. Entre 1994 et 1996, le président Mahamane Ousmane a paralysé le fonctionnement de l’Etat en refusant de collaborer avec son chef de gouvernement de cohabitation, Hama Amadou. Il a dû être renversé par l’armée, sous l’égide du colonel Baré Maïnassara. Ce dernier s’est empressé de plonger le pays dans une crise politique majeure en prétendant gouverner seul, et en maintenant à l’écart du système politique les partis et autres forces représentatives des citoyens. Il a été renversé et assassiné en 1999. Mamadou Tandja, qui a été régulièrement élu à la suite de la chute de Maïnassara, a décidé unilatéralement, au bout de dix ans de pouvoir, de proroger sa présidence au delà des limites constitutionnelles, déclenchant une crise politique intense qui s’est conclue, comme on pouvait s’y attendre, par un troisième coup d’Etat. Mahamadou Issoufou s’est actuellement mis à peu près dans le même cas que Baré Maïnassara : pour avoir l’exclusivité du pouvoir, il prétend ignorer la réalité politique du pays, quitte à engendrer une crise de gouvernement qui se profile à partir du mois d’avril 2016, date d’expiration officielle de son premier mandat. Il est aussi notable que depuis 1991, les principaux acteurs de ces crises ont toujours été les mêmes trois ou quatre personnalités : Hama Amadou, Mahamadou Issoufou, Mahamane Ousmane.

Ce paradoxe d’un pays gouvernable qui ne trouve pas de gouvernement – en tout cas, pas de gouvernement stable, et qui ne le mène pas inévitablement dans une crise politique paralysante – je proposerais volontiers qu’on l’appelle « la maladie nigérienne ».

 

Le Pari de Issoufou pour éviter la crise politique

Le Niger va vers la crise politique. En d’autres temps, cela n’aurait concerné que lui. Mais, dans toute la vaste région transsaharienne et transméditerranéenne qui inclut le Sahel, l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l’Europe occidentale, nous vivons une époque dangereuse. Et le Niger n’occupe pas une position négligeable dans cette région : à la charnière entre trois zones d’incendie – le nord-est nigérian, le nord-est malien, la Libye – il est un allié clef de la France dans la lutte contre Al Qaeda au Maghreb Islamique et groupes affiliés. Une situation comme celle qui se profile à l’horizon est donc nécessairement préoccupante. A quel point devons-nous nous inquiéter ?

Mahamadou Issoufou est, on l’a vu, soutenu par l’Elysée. Le président Hollande a, avec lui, un « bon rapport ». Il voit également en lui un homme très utile au Sahel. Issoufou possède un réseau de contacts et d’informateurs à travers le far west saharien, ce qui lui a permis de marquer de nombreux points à travers notamment des spectaculaires libérations d’otages occidentaux. Ses services de renseignement offrent une assistance précieuse aux opérations françaises dans la région. On peut donc comprendre que l’Elysée ait souhaité sa victoire, et ait choisi de fermer les yeux devant les dérapages (pour parler en manière de litote) de politique intérieure qui se sont multipliés à l’approche des élections, au Niger. Il faut, bien entendu, se rappeler aussi que l’attachement de la diplomatie française à la démocratie, au droit et à la légalité est à géométrie variable : il peut être très intense en Syrie par exemple, mais fort évanescent au Sahel. Et puis, une fois qu’il a assuré sa réélection, il est peut-être raisonnable de faire le pari que Issoufou parviendra à maîtriser ses adversaires, aussi nombreux soient-ils. Certes, l’histoire politique récente du pays montre qu’à chaque fois qu’un dirigeant s’est comporté comme Issoufou, la crise politique s’est installée assez rapidement, restreignant sévèrement les options des gouvernants, des opposants et des citoyens et portant en creux des risques d’instabilité. Mais Issoufou fait le pari que l’histoire ne se répétera pas cette fois – pari que d’autres ont fait avant lui. Il compte en partie, pour ce faire, précisément sur le contexte sécuritaire ou géopolitique actuel.

L’une des raisons des succès sécuritaires de Issoufou réside dans les liens qu’il a su tisser dans le nord du pays. Bien entendu, le fief politique de Issoufou, la région de Tahoua, fait partie du « Nord » géopolitique du Niger, mais il faut tout de même lui reconnaître le mérite d’avoir capitalisé sur cet atout : quelqu’un d’autre n’en aurait pas eu l’intelligence. Cependant, en exploitant cet atout, le gouvernement du premier mandat de Issoufou a paru marginaliser les régions du Sud géopolitique. Ce dernier abrite l’essentiel de la population du pays. Il est aussi frontalier du Nigeria, et l’extrême-sud-est est un terrain de manœuvres de « Boko Haram ». Si le Sud géopolitique s’est senti marginalisé sous un gouvernement légalement élu, on se demande ce qu’il en serait sous un gouvernement que l’essentiel des forces socio-politiques – en dehors du parti et des amis du président – estime désormais non légalement élu.

Issoufou a donc conscience que la crise politique qu’il a lui-même sciemment provoquée, il doit l’étouffer rapidement avant qu’elle ne prenne des proportions incontrôlables. Les moments de crise politique sont des moments d’anomalie. Les calculs qui ont cours en temps normal n’offrent plus les mêmes résultats et les inconnues se multiplient dans les équations. Si, par exemple, Issoufou a su bien mener sa barque sécuritaire en temps normal, on ne saurait présager de ce qui en serait dans un temps d’anomalie. Il pense possible d’éviter un tel épisode à travers le pari suivant : l’opposition pourrait être trop faible dans ses principes et ses appétits pour résister aux sirènes du pouvoir. Après l’avoir malmenée à travers des élections sans valeur politique, il lui propose à présent de se joindre à lui dans un « gouvernement d’union nationale » afin d’« éviter les vaines querelles ». Les chances de succès de ce pari résident dans le fait qu’au Niger, la classe politique vit de l’Etat et souffre d’en être éloignée trop longtemps. Issoufou joue donc sur la nature d’une classe politique parasite, dont il est lui-même l’un des exemples (car on n’imagine pas que s’il a fait un tel forcing pour être réélu, c’est uniquement ou principalement pour le bien du Niger). Seulement, on a vu, dans des pays où les conditions sont très similaires à celles du Niger – le Tchad et le Burkina Faso notamment – de tels stratagèmes échouer, même après qu’une partie de l’opposition ait accepté la « main tendue » du manieur de l’Etat. Pour autant, ces exemples n’ont rien de particulièrement inquiétant pour Issoufou, puisque le refus des opposants de participer à un gouvernement d’union nationale n’a pas conduit à la chute des hommes au pouvoir. Le principal de l’affaire, c’est qu’il ne gouvernera pas dans une ambiance propice: mais veut-il vraiment gouverner – ce qui s’appelle gouverner?

Point qui nous ramène à la question du leadership.

 

Leadership : diversité et monotonie

Pour en revenir donc à la question posée à propos de la différence entre le Bénin et le Niger, elle tient à un petit fait qui pourrait lui-même faire l’objet de nouvelles questions. Le Bénin a su mettre en place un style de politique démocratique qui sélectionne vraiment les dirigeants. Depuis 1990, le Bénin en est à sa quatrième alternance pacifique, « normale », à la tête de l’Etat : autant que la France ou les Etats-Unis. En 2006, les Béninois ont élu Yayi Boni avec 75% des voix alors qu’il était un « novice » en politique, en dépit des préférences du président sortant, Mathieu Kérékou : exactement la même histoire, dans les formes, que celle de Talon aujourd’hui. La sélection ne garantit pas la qualité, mais la diversité qu’elle crée établit non seulement une relation apaisée au pouvoir politique, mais aussi la chance que « dans le tas » un bon numéro sera tiré. Le Niger, en revanche est otage des mêmes hommes depuis 1991, en bonne part parce que ces hommes ne respectent pratiquement jamais les règles du jeu permettant la sélection et la diversité – ou ne le font que lorsque ça les arrange, ce qui revient au même. Ils sont vieillissants mais pourraient continuer à encombrer l’arène politique au moins jusqu’en 2030: et comme leurs éternelles querelles empêchent l’éclosion d’une véritable relève, l’avenir politique paraît plutôt incertain pour ce pays.

Il serait intéressant de savoir pourquoi le Bénin a réussi là où le Niger a échoué, puisque la réussite du Bénin signifie qu’il se trouve en bonne voie pour régler le problème du leadership, si décisif dans la phase actuelle de l’histoire de l’Afrique sub-saharienne. Je soupçonne qu’une raison profonde se trouve dans la relation psychologique à l’Etat. On peut en faire une métaphore: les Nigériens sont souvent frappés de la manière dont, au Bénin, les enfants sont très vite indépendants des parents, en particulier, le fils du père. Au Niger, les fils restent longtemps irresponsables et les pères se sacrifient pour eux. Selon les sentiments et les goûts de chacun, l’une ou l’autre attitude peut paraître admirable ou méprisable – mais parfois, j’ai l’impression qu’elles sont reproduites au niveau du rapport à l’Etat. Si l’Etat est le papa, les Béninois choisissent toujours pour le diriger quelqu’un qui est indépendant de lui: ce fut le cas de Nicéphore Soglo, de Yayi Boni, maintenant de Patrice Talon. Des hommes qui, une fois le pouvoir parti, peuvent retourner à leur business. Au Niger, en revanche, le politicien est un « fils à papa ». Il est prêt à se battre bec et ongle pour conserver les faveurs sonnantes et trébuchantes du papa (l’Etat) contre le fils rival – et comme par hasard, comment les langues du Niger appellent-elles l’ennemi, l’antagoniste? « Babiize », « Dan Ouba », le frère ennemi (littéralement, « le fils du père », par opposition au frère utérin, « Niayze », « Dan Ouwa »).

Mais ceci est un propos pour un autre billet.

 

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  1. « Si l’Etat est le papa, les Béninois choisissent toujours pour le diriger quelqu’un qui est indépendant de lui: ce fut le cas de Nicéphore Soglo, de Yayi Boni, maintenant de Patrice Talon. Des hommes qui, une fois le pouvoir parti, peuvent retourner à leur business. »

    Tant mieux si cela réussit au Bénin, mais élire des hommes d’affaires comme dirigeants politiques ne garantit pas qu’ils retourneront de bon gré à leurs affaires (en une version capitaliste de Cincinnatus), comme l’illustrent les exemples de Berlusconi ou Ravalomanana.

    Réponse
    • C’est vrai, et on attend de voir si Talon va oublier ou non sa promesse crânement répétée… Cependant, la vérité profonde que je visais, c’est de dire qu’il ne faut pas que la vie d’un homme soit consumée par le pouvoir politique, sinon il ne pourra ni ne voudra rien faire d’autre et ça tourne à une monomanie dangereuse pour les peuples. Si on pense qu’on ne peut rien faire d’autre que de la musique, ce n’est pas très grave (sauf pour soi, si on est mauvais musicien ou musicien sans succès). Mais si on pense qu’on ne peut faire autre chose qu’être au pouvoir, et qu’en plus on s’y trouve, ça devient inquiétant pour tous.

      Réponse

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