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Une glorieuse

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Hier, un ami me demandait comment je voyais l’évolution de la situation au Burkina, où, comme on dit, l’histoire s’était accélérée. Je lui répondis : 1830, 1966, 2011. 1830 : insurrection populaire en France contre la tentative de restauration absolutiste de Charles X. Au bout de trois jours de combats sanglants entre la population parisienne – souvent menée par des étudiants de polytechnique – et les forces de l’ordre, Charles X s’est enfui et un régime de monarchie libérale a été institué (triomphe de la moyenne bourgeoisie, mais aussi effondrement de l’autoritarisme). 1966 : ayant déchaîné la fureur syndicale par des mesures d’austérité, le président Maurice Yaméogo (qui venait de célébrer à grand frais ses épousailles avec une métisse et s’apprêtait à signer à Abidjan un projet très controversé de projet de double nationalité) doit faire face à une insurrection populaire. Lâché par l’armée, il démissionne, et la révolte sociale aboutit à un coup d’Etat militaire et à l’instauration d’une dictature militaire. 2011 : situation quasi-insurrectionnelle au Burkina, que « Blaiso » le matois réussit à maîtriser.

Apparemment donc, c’est 1830. Et s’il faut regretter les pertes en vie humaine, les Burkinabés n’ont pas eu à verser autant de sang que les Français. Dans leur cas, ça a été « une glorieuse » et non trois. On espère que ça le reste !

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