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Niches djihadistes au Niger

Publié le

Dans les années 1990, quand j’étais étudiant à Dakar, l’un de mes meilleurs amis était un curieux personnage originaire de Zinder, S. Amitié fort improbable à première vue. Solitaire et sarcastique, S. gîtait dans sa chambre au dernier étage de l’immeuble que nous habitions, gîte qui était, pour lui, un poste d’observation d’où il examinait avec une sagacité hors du commun et une extraordinaire indiscrétion tout ce qui se passait dans notre immeuble. Plus tard, lorsque nous fûmes devenus « intimes » comme on dit, il me montra un gros cahier dans lequel il notait ses évaluations du caractère de tous les habitants de l’immeuble. C’est d’ailleurs à partir de ces évaluations (que je ne me permis pas de lire) que cet esprit méthodique et fondamentalement déductif décida que nous devrions être amis. Deux incidents, m’a-t-il dit, l’avaient poussé à m’aborder pour me proposer très officiellement son amitié. Le premier avait trait à un débat qui avait eu lieu à mon propos dans le cercle des étudiants islamistes de l’immeuble, qu’il lui arrivait de fréquenter au début de notre séjour à Dakar. Mon voisin de chambre faisait à cette époque partie de ce cercle – qu’il quitta par la suite, s’étant rendu compte que les idées et conceptions qui y circulaient n’étaient pas en accord avec sa vision en réalité amène et tolérante de la vie – et faisait inutilement pression sur moi pour que je me conforme mieux à ses obsessions. De guerre lasse, il me sortit un soir cette accusation à laquelle j’étais habitué depuis au moins le collège et qui, au bout de tant d’années, me laissait désormais complètement de marbre : « Toi, tu veux vivre comme les Blancs ! » Je rétorquai du tic au tac : « Et toi, comme les Arabes, et je ne crois pas que ce soit bien mieux. » J’avais ensuite oublié cet échange, mais pas lui, qui, apparemment, en avait été fort perturbé et alla en faire état dans leur cénacle. Il se trouve que S. était présent et ma réponse lui avait plu.

Il faut dire quelque chose à propos de S. ici. Il avait la réputation d’être le plus islamiste des islamistes de notre immeuble. Contrairement aux autres par exemple, il ne portait jamais de chemise/pantalon. Son éternel boubou et son refus de se mêler aux gens créaient une impression de fanatisme dérangeant. Quand je l’ai mieux connu, je me suis rendu compte qu’il était en effet extrêmement religieux, mais d’une manière plutôt singulière, très individualiste disons. Il priait à ses heures, faisait le ramadan suivant ses propres observations de la lune (il ne commençait que quand il avait lui-même vu la lune et finissait toujours après les autres), etc. Il avait horreur de la pensée collective et ne pouvait faire bande. Difficile, dans ce cas, de le considérer comme un islamiste, puisque l’islamisme est une idéologie, nécessitant donc l’action collective. Du reste, dans ma réponse à mon voisin de chambre, il avait détecté une qualité d’individualisme moral qui, bien que non religieux, lui paraissait du même calibre que le sien, et qu’il avait donc apprécié.

Le second incident eut lieu à peu de temps de la discussion dont j’avais été (à mon insu) l’objet. J’étais dans la chambre de A., un de mes amis que S. respectait beaucoup. Nous étions trois ou quatre et mes amis buvaient du vin en carton. S. qui passait dans le couloir, voit la porte ouverte et s’avance pour saluer et badiner un peu. Il demande ce qu’on est en train de boire, et A. lui en propose. Il demande si c’est de l’alcool. A. lui assure que non et tous les autres font chorus – mais je m’y oppose et lui dis que c’est de l’alcool et qu’il ne devrait pas en boire.

C’est la contradiction entre ce qui se disait de ma « mécréance » et cette action respectueuse vis-à-vis de sa foi qui lui a fait revoir (sans doute) son évaluation de moi dans son gros cahier, le décidant à m’offrir son amitié. Depuis lors, si je lis mon journal de Dakar et de Niamey au retour de Dakar, je vois que S. était sans doute le personnage le plus présent dans mes entours et dans mes pensées, aussi curieux que cela puisse paraître.

Nous avions de grandes conversations et l’une d’entre elles eut pour objet la possibilité ou non d’un djihad en Afrique de l’Ouest. S. était d’avis que la situation en Afrique de l’Ouest était si pourrie que seule une révolution pouvait remettre les pendules à l’heure – mais dans son esprit religieux, une révolution ne pouvait que prendre la forme d’un djihad, c’est-à-dire de la prise de pouvoir par les armes d’un groupe soudé par la foi la plus pure et mené par un chef charismatique et austère. Je découvris qu’il rêvait d’être un tel chef et que la manière dont il concevait l’attaque djihadiste renvoyait à un imaginaire façonné par la vieille histoire des Etats haoussa : une cavalerie armée de grands fusils et descendant sur les villes corrompues. Je ne me souviens plus exactement de tout ce que je lui répondis. Je ne croyais sans doute pas un djihad possible en Afrique de l’Ouest (nous étions en 1995 par là) et certainement pas sous la forme qu’il décrivait. « Aujourd’hui, opinai-je, avec les chars et les avions, une cavalerie ne ferait pas le poids ». Et je lui racontais comme les Allemands avaient disposé de la cavalerie polonaise en 1939.

Ce à quoi je n’avais pu penser, c’est que le djihadistes – qui étaient en gestation dans ces années là et dont mon ami S. aurait pu faire partie – trouveraient les moyens, à travers les kidnappings d’Occidentaux, les réseaux clientélistes des pays du Golfe et plus récemment, au Mali, le pillage de banques, de s’armer de façon plus moderne et d’acquérir, sinon des avions de chasse, au moins des chars et autres équipements plus adéquats aux guerroyages 2013, avec les compliments des Occidentaux qui pensent nécessaire de détruire le pouvoir de leurs opposants domestiques.

Depuis lors, mon ami S. a changé sous certains aspects, et sans doute sous mon influence, bien que je ne l’aie pas fait exprès. Sa conception individualiste de la religion est bien restée, mais mâtinée d’un rationalisme plus séculier. Je me suis rendu compte que je l’influençais ce jour où, lui rendant visite à Niamey dans sa cour commune, je l’ai aperçu revenant d’une boutique de coin de rue… en short (c’était une année après le fameux voyage que j’avais fait, par voie terrestre, de Dakar à Niamey, en short). L’idée de révolution sociale lui paraît à présent plus admirable que celle de djihad. Mais dans la rhétorique en particulier du Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) ou celle de Boko Haram, je vois à plein comment S. aurait pu, sous d’autres auspices, évolué dans cette direction. Dans les années 1990, c’était un homme moralement enragé, et dont la rage s’exprimait par la théologie – rage par ailleurs radicale et dirigée vers une pourriture qui lui paraissait envahissante et destructrice. Il lui arrivait d’être illuminé de façon étrangement sauvage, dégoisant des choses qui me laissaient dans le silence le plus complet, mais que je prenais toujours au sérieux, ce dont il finissait par se rendre compte. Au fond, les débuts de nos relations ressemblent à celles entre un tigre et son dompteur – bien que je n’en aie pas eu conscience, ce qui, en l’occurrence, était sans doute le meilleur facteur de réussite.

Cette colère sauvage, non domptée, trouvant un terrain favorable, aboutit aux violences qui fascinent les Nigériens aujourd’hui, après avoir détruit la maison Mali. Dans les news, on verra qu’il y a eu ces derniers jours trois attaques djihadistes au Niger – deux au Nord, menées par le MUJAO, et une au sud menée par Boko Haram. Le gouvernement nigérien tient à souligner le caractère « étranger » de ces attaques, d’une certaine façon non sans raison, mais aussi non sans tort. Le MUJAO et Boko Haram ne sont pas des mouvements nigériens. Ils sont nés l’un au Mali, l’autre au Nigeria. Par ailleurs, les dirigeants du MUJAO sont essentiellement des Sahariens arabo-berbères, souvent venus de Mauritanie et d’Algérie, avec la composante berbère (touareg) étant plus autochtones au Mali et au Niger. Mais quel que soit leur lieu de fondation, ces mouvements sont par nature internationaux, et recrutent donc aussi des Nigériens, des Nigériens qui étaient comme S., mais des S. dont la « trigritude » a prévalu. L’une des langues véhiculaires du MUJAO est le haoussa, langue du Nord Nigeria mais aussi du Niger. Mais surtout, le MUJAO ne se prévaut pas d’Al-Qaeda, il se réfère aux mouvements djihadistes d’Afrique de l’Ouest du XIXème siècle – Alhadj Oumar Tall et Ousman dan Fodio – qui sont aussi ceux qui enflammaient l’imagination de S. Ousman dan Fodio, en particulier, est devenu un totem des islamistes radicaux du Niger, qui se réfèrent avec insistance à son œuvre de constructeur d’Etat – construction qui, faut-il le rappeler, a commencé par une révolution djihadiste.

Il y a donc une certaine naïveté du gouvernement nigérien à vouloir ignorer (en tout cas officiellement) la dimension locale de toute cette affaire. Il s’agit là, je crois, d’une double naïveté : naïveté stratégique d’abord, mais surtout naïveté intellectuelle ou morale, la plus importante.

La naïveté que je qualifie de stratégique repose sur une vision du Niger comme un pays essentiellement pacifique (en dépit des combustions touarègues). Il en ressort que les Nigériens n’ont pas vraiment de pensée sécuritaire (comme ils avaient pu l’avoir du temps de la Première République, lorsque le régime se sentait perpétuellement menacé par ses opposants du Sawaba, et ensuite sous le régime d’exception). Hier, l’attaque contre la prison civile de Niamey, apparemment conduite par des éléments de Boko Haram, avait pour objectif de libérer des boko-haramites incarcérés là. A noter que le gouvernement parle de mutinerie de trois prisonniers de Boko Haram à l’intérieur de la centrale, sans faire mention d’assaillants venus de l’extérieur tandis que la rumeur publique évoque des assaillants de l’extérieur. On sait qu’au Nigeria, Boko Haram attaque parfois les prisons pour libérer ses militants, et il y a sans doute eu (en dépit de ce que laisse entendre la version officielle) une combinaison de mutinerie à l’intérieur et d’attaque à l’extérieur, planifiée de longue date.

En tout cas, étant donné ce qu’on savait de ce qui se passe au Nigeria, il était manifestement imprudent de garder des boko-haramites dans une prison comme celle-là, en plein cœur de la ville, dans un espace public difficile à contrôler et dans un établissement ouvert aux visites. L’affaire des touristes français kidnappés au Cameroun essentiellement pour obtenir la libération de boko-haramites détenus au Nigeria et au Cameroun, a montré que les boko-haramites étaient prêts à tout pour obtenir ces libérations. L’attaque d’une prison dans une grande ville, aussi stupide soit-elle (car il est facile, à Niamey, de mobiliser des forces capables de s’opposer rapidement à une telle attaque) entrait en tout cas facilement dans leurs vues. Les boko-haramites auraient dû être mis au secret. Mais le gouvernement n’y a même pas songé, ayant perdu, comme je m’en doute depuis longtemps, le réflexe sécuritaire.

Soit dit en passant, c’est une bonne chose en soi que le gouvernement n’ait pas de réflexe sécuritaire. Lorsqu’un tel réflexe existait, dans les années 1980, il était réellement pesant. Il faut se souvenir qu’à l’époque, la police organisait des rafles en plein jour et sans discrimination. J’en fus une fois victime, jeune collégien, et dus passer une journée au commissariat, jusqu’à ce qu’un policier se rende compte que j’étais un écolier et me libère immédiatement avec des excuses (mais quid des autres personnes qui remplissaient la cour de ce commissariat ?) En perdant la paranoïa du régime d’exception, le gouvernement démocratique a aussi perdu une certaine capacité à lutter contre des menaces imprévisibles. Quelle est la solution, si on ne veut pas revenir aux méthodes déplaisantes du régime d’exception ?

L’autre naïveté est d’ordre plus intellectuel et a à voir avec la question religieuse. Les Nigériens – musulmans dans leur écrasante majorité – ne veulent pas voir le potentiel de violence aveugle qui existe dans l’Islam, comme dans toutes les grandes religions organisées. Devant le spectacle offert par la violence islamiste et djihadiste, il y a eu d’abord une première réaction à caractère racial : on a accusé l’Islam des « Arabes », peuple turbulent que Dieu a choisi comme premier récipiendaire de la Foi précisément du fait de ses tendances innées à la violence, et comme pour montrer que cette Foi pouvait dompter même un tel peuple (à voir ce qui se passe aujourd’hui dans une bonne partie du monde arabe, on se pose des questions sur une telle « réussite »). Puis les Nigérians du Nord ont montré, dans notre voisinage immédiat, que des Noirs pouvaient se livrer aux mêmes turpitudes. Du coup, la principale réaction est que « ces gens ne comprennent pas l’Islam ». Peut-être est-ce le cas, mais on serait mal venu de se contenter d’une telle supposition. Ils représentent en tout état de cause – comme me l’a, en particulier, appris mon amitié avec S. – une donnée objective de l’Islam tel qu’il se vit aujourd’hui, partout, y compris au Niger. C’est-à-dire qu’il s’agit là de gens qui sont effectivement produits par l’Islam, non pas par les cultures ethniques locales ou le christianisme – et il faut sérieusement comprendre pourquoi et dans quelles conditions, au lieu de se payer de mots.

Cette dernière réaction serait d’ailleurs plus utile dans le long terme – tandis que la réaction sécuritaire est indispensable dans le court terme. Je ne crois pas, par rapport aux questions de sécurité, qu’il faille être alarmiste. Les attaques et attentats qui ont eu lieu au Niger n’ont rien de surprenant ni d’exceptionnel. Il est même étrange que rien de la sorte ne se soit encore produit avant ces derniers jours, car des attentats de nature plus sérieuse étaient en préparation depuis bien longtemps. Je connais au moins deux personnes que des Arabes venus du Mali ont essayé de circonvenir, il y a quelques années (en 2009 je crois), à prix d’argent. La méthode de ces « sondeurs » était de leur demander de déposer une boîte vide dans un endroit public contre une somme faramineuse au Niger (deux millions de francs) : un taximan et un jeune artisan. Plus précisément, le taximan devait déposer la boîte dans un lieu public, tandis que le jeune artisan devait transporter la sienne à Gao, à 400 km environ de Niamey. Les deux ont eu le réflexe et la curiosité, en sortant de l’hôtel où se trouvaient les mystérieux arabes, d’ouvrir la boîte qu’on leur assurait être complètement vide. Vides, ces boîtes l’étaient en effet, mais à chaque fois, les Arabes ont immédiatement repris leur boîte et rompu le pacte. Il s’agissait évidemment là d’une étude sur une méthode d’attentat, étude qui a peut-être conclu qu’une telle méthode était trop risquée pour être employée. Depuis lors, je m’attendais en tout cas à un attentat à Niamey – et en ce sens, les attaques d’Agadez, d’Arlit et de la prison civile de Niamey sont moins graves que ce que je craignais. Il me semblait, en effet, que Niamey allait tôt ou tard connaître le même sort que Nairobi ou Abuja – ou Madrid, ou Londres : un grand attentat bien sanglant organisé par des terroristes internationaux. Au lieu de quoi, nous avons eu des actes de guerre. Cela ne veut certes pas dire qu’il n’y a plus de risque d’attentats, mais ce qui est encore plus évident, c’est que le contexte est devenu plus défavorable pour de telles opérations, du fait des réactions qui se dessinent au niveau de la population comme du gouvernement.

La réaction populaire en particulier est intéressante – et c’est peut-être surtout une réaction niaméyenne (par contraste avec ce qui peut se penser dans les villes frontalières du Nigeria – Maradi et Zinder – d’où les boko-haramites semblent surtout originaires). D’une part il y a ceux qui – comme les Espagnols après l’attentat de Madrid – blâment le gouvernement de nous avoir attiré l’inimitié des terroristes en participant à la guerre française du Mali, oubliant que le gouvernement était en accord parfait avec l’opinion publique à cette époque ; et puis il y a ceux, apparemment majoritaires, qui voient en ces coups une atteinte à l’identité de l’Islam nigérien, essentiellement pacifique et « noir » et qui, du coup, sont plus ou moins en accord avec la position gouvernementale de « ne pas reculer devant le terrorisme ».

Par ailleurs, si ces coups peuvent être en effet confondus comme provenant tous de la même matrice idéologique, ils ne relèvent pas pourtant des mêmes problématiques sécuritaires. Le Niger est pris dans la pince de deux zones d’instabilité, l’arc Mali-Libye au nord et le Nord Nigeria au sud. Pour l’instant, ces deux zones d’instabilité n’ont que des liens assez lâches, et la plus dangereuse est celle du nord. Nous la devons en grande partie aux Occidentaux, et en particulier aux Français qui ont participé à la destruction de la Libye kaddhafienne et dont l’action au Mali est curieusement bâclée (ils laissent notamment Kidal comme un facteur d’instabilité du Mali tout en exigeant que le Mali se stabilise « démocratiquement » et leur guerre était, faute de moyens sans doute, mais aussi d’idées, une opération de police tout au plus, certainement pas une opération de sécurisation). Et s’il faut accepter la mesure d’aide qu’ils peuvent apporter, il ne faut pas compter sur eux pour le gros œuvre. Mais le bon côté des épreuves n’est-il pas que si l’on n’y succombe pas, comme l’a fait le Mali, on peut en sortir renforcé ? Seulement, il ne faut pas y succomber.

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  1. J’ai pris la liberte d’indiquer ce Blog a mes amis sur ma page Facebook en insistant que je ne suis pas tjrs d’accord avec que j’y trouve mais je le consulte ‘religieusement’ parce que j’apprends. Kudos!

    Réponse
  2. cher ami, c’est toujours un grand plaisir de te lire. Venindoux.

    Réponse
  3. • L’africain noir que je suis a choisi
    (Le tronc d’arbre aura beau séjourner dans l’eau, il ne deviendra jamais un crocodile)

    S’il fallait choisir entre le paradis et l’enfer (s’ils existent)
    S’il fallait choisir entre la liberté et la prison (ils existent bel et bien)
    S’il fallait choisir entre les libertés et les privations de libertés
    S’il fallait choisir entre la lumière et l’obscurité
    S’il fallait choisir entre le modernisme et l’obscurantisme
    S’il fallait choisir entre le progrès et la régression
    S’il fallait choisir entre le bien et le mal
    S’il fallait choisir entre le monde judéo-chrétien et le monde arabo-musulman
    L’africain noir que je suis, choisirais, sans rien renier de ses propres valeurs :
    – Le paradis et non l’enfer
    – La liberté et non la prison
    – Les libertés et non les privations de libertés
    – La lumière et non l’obscurité
    – Le modernisme et non l’obscurantisme
    – Le progrès et non la régression
    – Le Bien et non le Mal
    – Le Monde judéo-chrétien et non le Monde arabo-musulman
    Car :
    – Le monde judéo-chrétien représente le paradis et le monde arabo-musulman l’enfer
    – Le monde judéo-chrétien est le monde la liberté et le monde arabo-musulman celui de la prison
    – Le monde judéo-chrétien est le monde des libertés et le monde arabo-musulman celui des privations de libertés
    – Le monde judéo-chrétien est le monde de la lumière et le monde arabo-musulman celui de l’obscurité
    – Le monde judéo-chrétien est le monde du modernisme et le monde arabo-musulman celui de l’obscurantisme
    – Le monde judéo-chrétien est le monde du progrès et le monde arabo-musulman celui de la régression
    – Le monde judéo-chrétien est le monde du Bien et le monde arabo-musulman celui du Mal
    Pour justifier mon choix, j’invite l’humanité entière à faire une observation : dans notre monde d’aujourd’hui, la guerre n’existe que dans le monde arabo-musulman (Algérie, Libye, Egypte, Syrie, Liban, Palestine, Yémen, Irak, Iran, Afghanistan, Pakistan, Nigéria, Mali à la lisière du monde arabe et de l’Afrique noire, etc) pendant que le monde judéo-chrétien est en paix ; paix troublée de temps en temps par les actions terroristes des djihadistes arabo-musulmans à coup d’engins explosifs et de bombes humaines.
    Pour justifier mon choix, j’invite l’humanité entière à se poser une question : quelle est cette religion barbare et criminelle dont les adeptes n’hésitent pas à se faire sauter comme des bombes humaines dans des mosquées (dans la maison d’Allah ! Sacrilège !) et au cours de cérémonies et rites musulmans pour tuer par dizaines et centaines des coreligionnaires musulmans et prétendre au paradis ?
    Ces djihadistes arabo-musulmans qui tuent au nom de Dieu et de la religion n’entreront pas au paradis.
    Enfin je me pose une question : comment des africains noirs, pourtant considérés comme des esclaves et rejetés pour cela par l’islam et les arabes, se veulent plus musulmans que les arabes ?
    Pour conclure, je lance un pari : Barack OBAMA, un africain noir est devenu Président des Etats-Unis, le bastion du judéo-christianisme ; je donne ma place au paradis à celui qui me convaincra, qu’un jour, un Noir deviendra un Président ou un souverain dans le monde arabe ; mon pari est valable pour le monde d’aujourd’hui et pour le monde d’après le Jugement dernier pour reprendre une considération fondamentale de l’eschatologie musulmane.
    Le 24 janvier 2013

    Réponse
  4. • L’éternel conflit entre hébreux et arabes, entre juifs et musulmans et le complexe cultu(r)el des négro-africains.
    (Le tronc d’arbre aura beau séjourner dans l’eau, il ne deviendra jamais un crocodile)

    Précédemment, nous avons parlé des langues hébreu et arabe, parlons à présent des communautés hébreux et arabes ou plus précisément de l’éternel conflit entre hébreux et arabes.
    Pour commencer, savez-vous qu’hébreux et arabes sont tous des sémites, c’est-à-dire qu’ils sont tous des descendants de Sem, fils de Noé ? (et nous les Noirs serions les descendants de Cham, un autre fils du même Noé, ce qui fait de nous aussi des descendants de ce patriarche hébreu ; mais nous y reviendrons).
    Alors la question qui se pose est la suivante : pourquoi les descendants de Sem se détestent-ils à ce point, entrainant, du coup, depuis des millénaires, tous les peuples de la terre dans une guerre sans fin ?
    La réponse tient à ceci que les hébreux et les arabes se considèrent chacun comme le « Peuple élu » de Dieu.
    Pour les hébreux, Dieu (Jéhovah) leur a toujours parlé à travers les différents prophètes, d’Abraham et de Noé à Moïse et même jusqu’à Jésus, tous issus du peule hébreu (bien que ce dernier ait été mis à mort par eux pour avoir apporté un message différent du « Judaïsme » professé par Moïse et qu’il s’est proclamé Dieu ; c’est cette mise à mort de Jésus qui a valu aux juifs le sentiment d’antisémitisme qui leur a valu tellement d’atrocités et qui continue à leur valoir tant de haine).
    Pour les arabes, le dernier prophète qui a apporté « l’Islam », le dernier message de Dieu (cette affirmation n’est-elle pas une infamie et un sacrilège vis-à-vis de la puissance infinie de Dieu ?), est Mahomet, un arabe ; du coup, ils ont ravi la palme aux hébreux et sont donc le « peuple élu » de Dieu.
    Voilà l’enjeu de la « compétition », le « fadenya » (comme diraient les Dioulas, un peuple d’Afrique de l’Ouest) entre hébreux et arabes, entre juifs et musulmans, les descendants du même ancêtre. Et c’est à cause de cet enjeu que la paix a cessé d’exister et n’existera plus jamais sur Terre.
    Ce conflit qu’il faut appeler désormais le conflit entre le monde judéo-chrétien et le monde arabo-musulman s’est répandu aux quatre coins de la Terre ; il est devenu une guerre confessionnelle qui oppose d’un côté les juifs et les chrétiens, alliés pour la circonstance, aux musulmans de l’autre côté.
    Un conflit communautaire qui opposait, à l’origine, deux peuples vivant côte à côte dans le désert de l’Arabie, deux peuples toutefois égoïstes de leur religion respective, est devenu aujourd’hui, à cause de l’impérialisme religieux de chaque camp, une guerre planétaire. Aucun peuple, aucune région du Monde, n’est épargné par cette guerre de « l’Axe du Bien contre l’Axe du Mal » comme l’a appelé un certain Georges BUSH, ci-devant ancien Président des Etats Unis.
    L’Afrique Noire, bien entendu, n’est pas épargnée ; le conflit oppose les chrétiens africains aux musulmans africains. Citons quelques exemples récents de ces guerres confessionnelles en Afrique : le cas de la Côte d’Ivoire au moment de la crise post-électorale en 2010 et 2011, le cas de la République Centrafricaine qui se déroule actuellement (janvier et février 2014) et le cas du Nigéria. Dans ce dernier pays, la guerre confessionnelle est allée au-delà des tueries entre chrétiens et musulmans ; une secte islamo-djihadiste dite « Boko Haram » implantée dans le Nord du Nigéria massacre aussi bien les chrétiens que les musulmans qui vivent comme les judéo-chrétiens (plusieurs fois des élèves et étudiants musulmans ont été massacrés dans l’enceinte de leurs écoles et universités).
    Les cas de Boko Haram au Nigéria, du MUJAO au Mali et d’autres organisations d’intégristes et djihadistes composées d’africains noirs nous amènent à nous poser la question fondamentale : en quoi cette guerre entre hébreux et arabes, entre juifs et musulmans (guerre qui oppose désormais le monde judéo-chrétien au monde arabo-musulman) nous concernent ? Qu’avons-nous à être chrétiens ou musulmans ? Ne savons-nous pas que nous sommes victimes d’un embrigadement idéologique pour nous entrainer dans une guerre dans laquelle, encore une fois, nous servirons de chair à canon ?
    Quand est-ce que le peuple noir saura-t-il se prendre en charge lui-même ? Quand est-ce que le Noir commencera à réfléchir par lui-même et savoir qu’il n’a jamais été un descendant des hébreux et qu’il ne sera jamais un « blanc », ni un arabe (le tronc d’arbre a beau séjourner dans l’eau, il ne deviendra jamais un caïman), si tant est-il qu’il existe une différence entre ces trois communautés dont les positions racistes à son endroit n’ont pas pris une ride ?
    La Torah des juifs et ses rejetons que sont la Bible des chrétiens et le Coran des musulmans reprennent tous l’histoire de Noé et de son fils Cham qu’il a maudit pour s’être moqué de sa nudité alors qu’il était couché ivre-mort ; dans ses malédictions, il lui a prédit que sa descendance sera également maudite et sera appelée à servir d’esclaves aux descendants de ses autres frères.
    Selon donc les trois Livres sacrés des juifs, des chrétiens et des musulmans, Cham, le fils maudit de Noé est l’ancêtre des Noirs, couleur de malédiction, et les Noirs sont des esclaves nés.
    C’est ainsi que la traite et l’esclavage des Noirs a été justifiée et pratiquée par les arabes depuis le 11ème siècle sur les côtes orientales de l’Afrique et par les européens à partir du 17ème siècle sur les côtes occidentales du continent noir.
    Les chrétiens et musulmans noirs, en embrassant ces religions, reconnaissent donc de facto qu’ils sont maudits et qu’ils sont des esclaves appelés à servir les « blancs », juifs, européens, arabes et plus proches de nous dans l’espace et le temps, les touaregs de l’espace sahélo-saharien.
    En fin de compte, à y regarder de près, par notre assimilation aux croyances et traditions de ces « blancs » en rejetant les nôtres, par notre manque de réflexion, ne sommes-nous vraiment pas maudits ?
    Autre question à laquelle il nous faut répondre.

    Le 26 février 2014.

    Réponse

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